Le refus de Jean-Michel Blanquer de généraliser les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air dans les classes est incompréhensible !

Alors que les parents d’élèves les plébiscitent, alors que les chercheurs et médecins demandent leur systématisation, alors que d’autres pays le font, comment comprendre que le ministre Blanquer ne généralise pas les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air dans les écoles ? Pour l’instant, l’Etat ne se donne pas les moyens de limiter les fermetures de classes.

Éviter les fermetures de classes ne sera possible qu’en luttant efficacement contre la propagation du virus, qui se transmet fortement par aérosol. Le ministère doit en faire beaucoup plus pour équiper les écoles de capteurs de CO2 et de purificateurs d’air, le renouvellement de l’air étant un élément essentiel de la lutte contre le virus en milieu intérieur. Car même si “parfois ouvrir une fenêtre est plus efficace” comme le dit le ministre, comment apprendre à lire la fenêtre ouverte cet automne ou cet hiver ?

Certaines collectivités locales investissent déjà dans ces équipements, mais la plupart d’entre elles sont en attente d’instructions claires de l’Etat et d’un soutien financier fort pour leur acquisition. J’écris au ministre pour lui demander la création d’un fonds d’aide à l’achat de capteurs de CO2 et purificateurs d’air pour venir en soutien des communes à hauteur de 1000 euros par classe, soit 250 millions d’euros pour équiper les classes de l’ensemble des écoles publiques. Cet investissement équivaut au coût de moins de 9 jours de tests PCR et antigéniques au rythme de la dernière semaine, et permettrait de réduire la circulation du virus en milieu scolaire et donc dans la société entière !

Tout ce qui peut nous permettre de réduire le risque de propagation du virus et d’assurer la continuité pédagogique, avec une attention particulière pour les populations précaires, doit être encouragé par l’Etat. Il appartient au ministre de prendre ses responsabilités, à deux semaines de la rentrée.

Matthieu Orphelin
Député écologiste de Maine-et-Loire