Capteurs de CO2 dans les écoles : le ministère commence enfin à bouger et doit rattraper d’urgence le retard pris !

Alors que je l’avais à nouveau alerté la semaine dernière, le ministre de l’éducation nationale a enfin annoncé hier dans le JDD vouloir généraliser les capteurs de CO2 dans les écoles, mais aussi les purificateurs d’air lorsque c’est nécessaire. Mais le soutien aux collectivités reste plus que flou puisqu’il parle de “partenariat plutôt que de contrainte” et l’urgence ne semble pas prise en compte ! Le protocole sanitaire applicable à la rentrée n’impose aucune installation de détecteur ou de purificateur, alors que les recommandations du Haut Conseil de la Santé publique sur ces sujets datent d’avril dernier. 
 
Il faut un signal clair pour les collectivités et un soutien à l’investissement de l’Etat. Assurons-nous que chaque école puisse avoir au moins quelques capteurs de CO2 et des purificateurs dans les salles qui le nécessitent dès début septembre.  Ce doit être une priorité avant la rentrée ! Arnaud Fontanet, épidémiologiste, déclarait encore ce matin sur France Inter que la moitié des nouvelles infections auront lieu chez les enfants à l’automne puisqu’ils sont non-vaccinés. Protéger les écoles et les restaurants scolaires, c’est non seulement garantir la continuité pédagogique mais c’est aussi limiter la propagation du virus dans la société entière.
 
Après la tribune de scientifiques et médecins la semaine dernière, la FCPE demande également ce matin une prise en charge par l’État des capteurs de CO2 et des purificateurs d’air. L’Education nationale pourrait aussi très bien imaginer que, dans certains niveaux, la fabrication de détecteurs de CO2 fasse partie d’un projet pédagogique.
 
Je demande au gouvernement de mettre en place, dès les prochains jours, un comité d’actions pour une stratégie qualité de l’air – covid dans les écoles, associant l’ensemble des acteurs concernés (enseignants, parents d’élèves, directeurs, médecins, experts de la qualité de l’air, représentants des collectivités, ministères de l’éducation, de la santé et de l’écologie, …) afin de partager les premiers retours d’expérience, définir les conditions de soutien aux collectivités (bonification de la DGF en fonction du nombre d’écoles, création d’un fonds dédié par exemple ou appel à opérations exemplaires) et suivre le déploiement des équipements et l’efficacité sur la contamination des élèves.
 
Matthieu Orphelin 
Député écologiste de Maine-et-Loire