Allons-nous continuer à ignorer et à injurier la science ?

Le rapport du GIEC démontre une grave accélération du changement climatique, dû aux activités humaines.
Depuis 30 ans, trop de responsables politiques ignorent et injurient la science, tout en versant des larmes de crocodiles à chaque nouveau rapport, toujours plus alarmant que les précédents. Mais derrière, l’autosatisfaction et l’immobilisme perdurent.
A moins de 100 jours de la COP26, 80 pays n’ont toujours pas rendu leurs nouveaux engagements et il y a fort à parier que l’ambition cumulée ne soit absolument pas à la hauteur de l’alerte donnée dans ce rapport climat. Rappelons que, pour viser 1,5°C, il faudrait réduire de 45 % les émissions d’ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des États ne permettent en gros qu’une stabilisation.
Il faut un électrochoc d’action et de mobilisation générale. Comment faire pour que les politiques prennent enfin la mesure de ce qui est en train de se jouer ? Comment renforcer la mobilisation générale au niveau local, national, européen et mondial ?
Je demande à ce que ce sujet soit mis à l’ordre du jour du premier séminaire de rentrée du gouvernement, que ce rapport climat soit présenté en hémicycle à l’Assemblée Nationale et au Sénat au début des sessions parlementaires de rentrée, et que la France en fasse la priorité de ses efforts diplomatiques des prochaines semaines.
Matthieu Orphelin
député écologiste de Maine-et-Loire