Réaction au débat à l’Assemblée Nationale sur la fiscalité écologique et ses conséquences

Le débat de ce jour à l’Assemblée était nécessaire, même si certains présidents de groupe ont préféré la posture à la responsabilité.

 

Je note avec intérêt trois points positifs dans le discours du Premier Ministre :

  • Pour la réussite du grand débat, la mise en place d’outils innovants de démocratie participative sur les territoires. Nous avions proposé un conseil de citoyens tirés au sort et représentatifs mais aussi une consultation citoyenne à la fin du grand débat, sur quelques points clefs.
  • Le lancement, dès vendredi, des discussions sur une future prime mobilité.
  • L’annonce d’un travail spécifique sur les dépenses contraintes des ménages ; ce sont celles qu’il faut réduire en priorité et la transition est une solution pour y arriver (factures de carburant et chauffage représentent souvent 15% des dépenses des ménages).

 

En revanche, je ne partage pas les doutes exprimés par certains, y compris par le Premier Ministre (« Si nous ne trouvons pas ces mesures [d’accompagnement les plus justes], nous ne rétablirons pas ces taxes ») : je suis au contraire persuadé que nous saurons trouver, dans les trois mois du grand débat, les bonnes mesures d’accompagnement des citoyens dans la transition. De nombreuses solutions sont déjà connues et proposées par les acteurs de la société civile : sur le « pouvoir de vivre » de tous, sur la valorisation du travail, sur de nouvelles mesures sur la rénovation énergétique ou encore la mobilité, sur une plus grande justice sociale et écologique… Il faut acter ces nouvelles priorités politiques, y compris dans les choix budgétaires. La transition écologique n’est pas une option, des mesures d’accompagnement adaptées sont une condition impérieuse pour la réussir.