Rapport des médiateurs NDDL : des éléments nouveaux qui montrent que le réaménagement de l’aéroport actuel est une alternative crédible et qui permettront, enfin, une décision éclairée !

La mission de médiation relative au projet d’aéroport du Grand Ouest, lancée dès le 1er juin 2017 conformément à l’engagement pris par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, vient de rendre ses conclusions. Pour la première fois depuis le début du projet NDDL (qui date de 1963, notamment imaginé à l’époque pour accueillir le Concorde !), l’alternative de réaménagement de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique a été sérieusement étudiée, grâce au travail des médiateurs qui ont sollicité des expertises complémentaires.

La mission des médiateurs a été menée à bien dans un contexte tendu et malgré des tentatives de déstabilisation nombreuses, certains responsables politiques locaux allant jusqu’à sciemment dénigrer les experts nommés ou le travail réalisé, sans doute conscients que ce travail pourrait balayer leurs trop grandes certitudes.

Le rapport montre qu’il n’existe pas de solution parfaite. Compte tenu des éléments apportés par les médiateurs, le gouvernement peut maintenant prendre une décision éclairée mais qui demeure complexe.

La décision qui me parait la plus raisonnable est d’opter pour le réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique. Les médiateurs montrent qu’il est possible, notamment grâce à l’allongement de la piste existante ou par de nouvelles trajectoires d’approche, de maîtriser les problématiques de bruit. Les expertises complémentaires diligentées concluent que cette option n’entrainerait pas de restrictions supplémentaires à l’urbanisation de Nantes et qu’elle serait sans effet significatif dommageable sur le site remarquable du lac de Grand Lieu.

Par ailleurs, le retour à l’ordre public est une vraie question que l’on ne peut ignorer. Peut-on se permettre, dans le contexte actuel, d’envoyer, pendant des semaines, des milliers de policiers et de gendarmes pour évacuer la zone ? Je ne le pense pas. Par contre, j’ai l’intime conviction qu’un retour pacifiste à l’Etat de droit est possible si l’aéroport ne se fait pas. Tous ceux qui se sont mobilisés pour la défense des terres agricoles et pour le climat se désolidariseront immédiatement des quelques dizaines de personnes ultra-violentes. Les habitants ont le droit à un retour au calme rapide, à commencer par l’usage des routes.

Négocions avec Vinci (qui gère aussi l’aéroport existant) la fin du contrat de NDDL et imaginons pour l’avenir du site à NDDL un nouveau projet autour de l’agriculture durable (pourquoi pas en créant, comme au Larzac, une société civile publique pour gérer les terres) !