Quelques réflexions sur l’«affaire Benalla».

Certains s’interrogent sur ma discrétion depuis le début de l’« affaire Benalla ». J’avais dit dès vendredi, par un tweet, que le licenciement était clairement la seule issue possible et que la justice devait juger les graves faits reprochés à ce collaborateur de l’Elysée. Ensuite, j’ai effectivement refusé toutes les demandes d’interview sur le sujet. Pour ne pas alimenter une tempête médiatique déjà si forte, parce que j’avais besoin de réfléchir avant de parler, mais aussi par respect pour les collègues de permanence qui ont vécu un week-end difficile en hémicycle.

Je veux partager avec les citoyennes et citoyens qui me questionnent aujourd’hui les éléments d’analyse suivants :

– Qu’on l’appelle 4ième pouvoir ou pas, la presse est utile à la démocratie et il faut le dire même et surtout quand elle dévoile des affaires dans « son camp ».

– Notre promesse de renouvellement des pratiques nous oblige, partout et tout le temps. La tenir est une exigence pour tous ceux qui servent la République. Nous devons la regarder en face, y compris en reconnaissant et assumant les erreurs quand il y en a.

– La refondation des règles du dialogue parlementaire est urgente. Ce n’est pas à coup de centaines de rappels au règlement ou de coups d’éclats que pourra mieux vivre la démocratie à l’Assemblée ; les oppositions qui en ont abusé le savent aussi bien que nous.

– A la justice maintenant de faire son travail, une information judiciaire est ouverte, et est complétée d’une commission d’enquête parlementaire qui éclairera les conditions de prises de décision.

– A chacun de retrouver aujourd’hui la sérénité et la distance nécessaire dans ce monde où tout va si vite.