Projet de loi Asile et immigration : j’ai confirmé mon abstention, malgré une avancée supplémentaire

La seconde lecture du projet de loi asile et immigration, qui s’est terminée la nuit dernière, a montré la triste et dangereuse convergence des républicains et du rassemblement national (ex FN), qui ont, par tant d’amendements communs, cherché à
réduire tous les droits des demandeurs d’asile, heureusement sans y parvenir.
Les débats (commission + séance) ont permis une avancée supplémentaire : le retour à 30 jours du délai de recours devant la CNDA, sujet primordial porté par de nombreuses associations et qui me tenait à coeur. Cette avancée s’ajoute à celles déjà obtenues (ajout d’une stratégie sur les migrations climatiques, exclusion de la liste des pays sûrs de ceux ne respectant pas les droits LGBT, révision profonde du délit de solidarité -qui a été encore utilement précisée lors de cette seconde lecture-).
Mais d’autres points essentiels n’ont pas abouti : fin de la rétention des mineurs (nous avons toutefois pris l’engagement clair de déposer une proposition de loi sur ce thème avant fin 2018), révision du délai maximum de rétention, expérimentation sur des territoires volontaires du travail des demandeurs d’asile dès le dépôt de la demande.
J’ai donc, sans surprise, confirmé en seconde lecture mon abstention sur ce texte.