Projet de loi Agriculture et Alimentation : des amendements indispensables si l’on veut une loi à la hauteur des enjeux !

 

L’examen de la loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable » commence dès ce jour en commission développement durable, par les mesures pour une alimentation saine et durable (titre II).

Le projet de loi présenté par le gouvernement permettre des avancées nouvelles sur des thèmes essentiels, dont par exemple :

  • Le gaspillage alimentaire (qui coûte 16 milliards d’€ par an à l’économie française !) avec un nouveau diagnostic pour les acteurs de la restauration collective. Le gaspillage coûte en moyenne 0,27 €/repas (sur un coût denrées de 1,93 €/repas), et même jusqu’à 0,68 €/repas en comptant les coûts indirects (moyens humains, élimination des déchets, consommation d’énergie).
  • La séparation des activités de vente et de conseil des produits phytosanitaires, avec la mise en place d’un système de conseil indépendant.

Au-delà de ces points déjà actés, je porterai dans le débat parlementaire, avec le groupe LREM ou à titre personnel, des amendements indispensables pour que soit votée une loi à la hauteur des enjeux :

  • Inscrire dans la loi l’objectif d’atteindre, avant 2022, 20 % de produits bio et 30 % d’autres démarches et signes de qualité (dont : label rouge, AOP-AOC, label pêche durable, commerce équitable, circuits courts locaux de qualité, …) dans toute la restauration collective publique et privée, en se donnant les moyens (diagnostic initial, accompagnement, suivi, …) que ces objectifs soient atteints, concrétisant ainsi l’un de nos engagements forts de campagne.
  • Acter enfin une définition des pesticides néonicotinoïdes, pour que la loi sur la biodiversité puisse être complètement appliquée et que soient définitivement interdits tous les pesticides tueurs d’abeilles.
  • Accompagner les agriculteurs dans le changement de modèle avec une accélération du déploiement des exploitations agricoles agroécologiques pour viser 15 000 nouvelles fermes dans les 18 prochains mois. Les fermes DEPHY l’ont prouvé : – 25 % de produits phytosanitaires en préservant la productivité dans 95 % des cas, c’est possible !
  • La généralisation du gourmet bag (doggy bag) dans les restaurants ;
  • De nouveaux progrès sur l’étiquetage, notamment sur le miel (pour interdire les mentions qui trompent le consommateur !) ou sur les produits carnés, notamment pour répondre aux craintes post-CETA. Cette montée en gamme sera aussi une chance pour nos agriculteurs. Pour rappel, aujourd’hui, 2/3 de la viande servie dans la restauration collective n’est pas d’origine France !

L’examen du titre I de la loi, qui regroupe les mesures permettant de rééquilibrer les relations commerciales dans le secteur agricole et donc qu’enfin, les agriculteurs soient payés au juste prix, commencera quant à lui le 10 avril en commission des affaires économiques.

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