Mobilité propre et qualité de l’air : Des mesures nouvelles pour, enfin, changer la donne, mais qui devront être complétées d’un plan vélo ambitieux

Je me réjouis des premières mesures dévoilées ce matin par le gouvernement en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l’air, qui sont cruciales pour enfin changer la donne et intensifier les efforts sur la préservation de l’air et du climat, le secteur des transports étant responsable à lui seul de 70% des émissions d’oxyde d’azote et 1/3 des particules fines en agglomération :

  • Un dialogue va s’engager entre l’Etat et les collectivités territoriales pour mettre en place 15 zones à faibles émissions (ZFE) dans les territoires où la qualité de l’air est la plus dégradée. La circulation des véhicules les plus polluants y sera limitée, pour un déploiement avant fin 2020. Il s’agit d’une réponse efficace : les ZFE ont permis, ailleurs en Europe, d’améliorer significativement la qualité de l’air :  jusqu’à – 12% sur les concentrations de Nox, – 15% sur les particules fines et – 52% sur les particules carbone suie[1].
  • Des mesures nouvelles en faveur du covoiturage pour mieux répondre aux besoins des Français, notamment un cadre de déploiement de voies réservées au covoiturage dès 2019[2]; mais aussi de péages urbains inversés afin de fluidifier le trafic[3]; ou encore une possibilité pour les employeurs de rembourser une partie des frais de covoiturage de leurs salariés.
  • Des mesures de verdissement du secteur des transports vont être prises, en faveur des véhicules propres (par exemple au bioGNV ou au biométhane), et du déploiement des véhicules électriques (développement du réseau de recharge, recharge gratuite chez l’employeur, simplification du droit à la prise pour les occupants de bâtiments).
  • Le plan vélo très attendu, sera enfin présenté à la rentrée. La mise en place d’un vrai plan dédié et financé est impérative. Je serai particulièrement attentif à ce que ce plan vélo soit à la hauteur des enjeux et permette d’enclencher une dynamique de déploiement d’infrastructures, pour rattraper le retard accumulé depuis 20 ans, et apporter les conditions de généralisation de l’indemnité kilométrique vélo.

[1] Etude l’ADEME mars 2018, Zones à faibles émissions à travers l’Europe.

[2] Déjà expérimenté très ponctuellement localement, comme à Bordeaux Métropole ou expérimentation à l’étude comme à Nantes Métropole.

[3] Réflexion déjà engagée dans certaines villes comme à Lille qui en mettra en place dès fin 2018.