Mobilité durable et climat : mettre en cohérence les ambitions affichées et les actes

Ce lundi, est lancée à Matignon la « mobilisation nationale pour l’emploi et les transitions écologique et numérique ». Un des sujets sur la table sera l’accompagnement des mobilités durables pour les déplacements domicile-travail. Pour développer massivement le vélo et le covoiturage pour aller travailler, qui ne représentent pour l’instant respectivement que 2% et 3% des trajets concernés, il faut généraliser le forfait mobilité durable (avec des exceptions pour les TPE et PME) et pas seulement le rendre possible comme actuellement prévu dans la loi mobilité.

Par ailleurs, une éventuelle prime mobilité pour les travailleurs les plus exposés et dépendants de la voiture peut être intéressante, si elle est bien ciblée (vivant à plus de 30 km de leur travail et gagnant moins de 2 SMIC), transitoire et limitée aux années où les prix du pétrole sont élevés et couplée à un renforcement des mesures pour aider au changement pour des véhicules moins polluants.

Par ailleurs, j’ai pris bonne note du fait que la liste Renaissance LREM/MODEM portera, dans son programme pour les élections européennes, la taxation du kérosène mais aussi la fin des véhicules diesel et essence avant 2040. En cohérence, nous devrions donc, sur ces deux sujets, obtenir des avancées, voire plus d’ambition, dans la loi mobilité dont l’examen commence à l’Assemblée dans quelques jours. Les actes doivent être mis en adéquation avec les ambitions affichées. Rendez-vous dès le 14 mai, début des travaux en commission, pour s’en assurer. Je proposerai évidemment des amendements en ce sens.

Matthieu Orphelin

Député de Maine-et-Loire