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RÔLE DU DÉPUTÉ

Oui, même si j’espère que cela n’arrivera pas, ou pas trop souvent ! A ce jour (1/12/2017) j’ai voté pour toutes les lois qui ont été présentées. Il m’est arrivé, lors de l’examen des textes, sur certains amendements, de m’abstenir ou de voter contre la position du groupe et aussi, d’autres fois, de présenter des amendements qui n’ont pas recueilli la ma-jorité de mon groupe politique. J’essaie de toujours voter en conscience, et pas par discipline.
Aujourd’hui, ce que le Gouvernement met en œuvre, ce que les députés de la Majorité LREM votent, c’est ce que nous avions prévu de faire dans notre projet. Notre projet était très détaillé et constituait un « tout », un socle autour du-quel nous nous sommes réunis sur l’essentiel. Alors, oui je suis globalement à l’aise, même si, comme chacun, de par ses valeurs et son histoire, je me retrouve sans doute moins dans certaines mesures que dans d’autres. Accordion Sample Description
Dans la loi de moralisation, il y a des mesures prévues pour limiter les conflits d’intérêts, notamment l’encadrement des activités de conseil pour les parlementaires qui ne pourront plus se lancer dans ce type d’activités au cours du mandat, ou encore l’interdiction pour les lobbies de rémunérer les collaborateurs ou les députés, ou enfin la création de registres de déports pour les parlementaires en situation de conflit d’intérêts potentiel sur un texte de loi ou un vote. On aurait pu aller plus loin, il y aura sans aucun doute d’autres avancées dans les prochaines années, mais il ne faut pas sous-estimer ce que cette loi apporte, en compléments de la loi Sapin 2 qui est rentrée en application en juil-let 2017.
Les deux sujets qui me tiennent à cœur sont bien sûr l’écologie et la justice sociale. Mais je ne me cantonnerai pas qu’à cela
J’en suis convaincu et encore plus depuis que je suis député. C’est nous qui votons la loi, c’est une place stratégique pour changer les choses. Nous ne sommes pas une simple chambre d’enregistrement, comme on l’entend parfois ! Sur les sujets sur lesquels je me suis impliqué personnellement et avec d’autres collègues, nous avons par exemple obtenu le maintien d’un dispositif de soutien aux vélos électriques (sous conditions de ressources), le lancement des emplois francs dès 2018 (contre 2020 prévu dans le projet du gouvernement), ou encore des avancées majeures dans la loi Hulot sur la fin des hydrocarbures (limitation. Par ailleurs, je trouve que la réforme de l’Assemblée Nationale, lancée par François de Rugy pour ce quinquennat, va vraiment dans le bon sens d’un vrai changement. Fonctionnement de l’Assemblée, modalités de travail, exemplarité, association des citoyennes et citoyens à la fabrique de la loi et au contrôle de l’action du gouvernement… Autant de beaux sujets !

RELATION ÉLUS-CITOYENS

Nous avons, dès cet été, voté la loi de Moralisation de la Vie Politique. C’était la première étape dans ce processus de mise en place d’une confiance entre les citoyens et leurs élus, avec des mesures emblématiques : fin des emplois fami-liaux, fin des dépenses de mandat sans justificatif, fin de la réserve parlementaire et de ses risques de dérives clienté-listes, obligation de casier judiciaire vierge pour les parlementaires. En complément et sur le thème de la transpa-rence, j’ai décidé de mettre en place, de manière volontaire, un agenda ouvert : je rends publics la liste de tous mes rendez-vous avec les représentants d’intérêts (« lobbies ») et les principaux thèmes abordés lors de ces rencontres. De tels échanges sont utiles pour mieux comprendre les points de vue des uns et des autres, la fabrique de la loi ne peut pas se faire sans rencontrer les acteurs, mais il faut une transparence sur ces échanges.
On ne va pas vérifier ni même regarder vos horaires de travail ! J’ai décidé de rendre publics mes rendez-vous avec les représentants d’intérêt (« lobbies ») et les principaux thèmes abordés lors de ces rencontres. La liste de ces rencontres est publiée, non pas heure par heure, mais à la fin du mois. Il ne s’agit pas de dire ce que je fais à chaque heure de la journée, mais de pouvoir rendre contre des représentants d’intérêts rencontrés ; les observateurs pourront ainsi par exemple étudier l’empreinte législative de ces lobbies.
La prise en compte des votes blancs est un sujet qui demande une réflexion sérieuse. Les votes blancs ou nuls peuvent représenter jusqu’à 8 à 10 % lors de certaines élections. Je n’ai pour l’instant pas d’avis tranché sur la manière la plus efficace de les faire apparaître à défaut de les prendre en compte.