Hôpital : le gouvernement doit proposer des mesures à la hauteur de la gravité de la situation

A la veille de la grève des soignants, ce jeudi 14 novembre, j’appelle le gouvernement à prendre pleinement la mesure de la crise que traversent l’hôpital public et l’ensemble de ses services dont ceux d’urgences, et qui met en péril notre système de santé, premier sujet de préoccupation pour 8 Français sur 10.

« Point de rupture », « mise en danger », « perte de sens »… Les mots utilisés par les soignants, sont forts. Il faut les entendre. Les échanges que j’ai menés sur notre territoire avec les professionnels montrent que la situation s’est dégradée encore ces derniers mois, à l’instar de ce qui se passe aussi dans les services d’aide à domicile et les EHPAD.

Appréhender ces enjeux de santé ne peut se faire dans la demi-mesure. Si de premiers efforts ont été faits (750 millions d’euros débloqués en septembre), il faut aller plus loin, se donner plus de moyens, pour répondre à des besoins estimés à plus d’un milliard d’euros. Revalorisation salariale pour le personnel, reprise d’une partie de la dette des hôpitaux, révision de l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie, évolution du nombre de lits… Les solutions sont sur la table et il faut des arbitrages ambitieux.

Après un projet de loi de finances de la sécurité sociale qui n’apportait pas de réponse suffisante, -d’où mon abstention lors de son vote en première lecture-, le temps est aux mesures fortes !