Grand débat et fin des violences : à chacun de prendre ses responsabilités !

Depuis le début de l’année, j’ai échangé avec des centaines d’habitants de la 1ère circonscription de l’Anjou (des plus petites communes, telles Miré ou Montreuil-sur-Loir, aux plus grandes comme Angers). J’en ai acquis une certitude : la quasi-totalité des citoyens souhaite que le pays s’apaise, que de solutions soient trouvées et que les violences cessent.

 

A chacun donc de prendre ses responsabilités.

 

Je déplore la posture irresponsable de tant de responsables politiques nationaux des oppositions aux yeux de qui rien n’est à sauver, ni dans la lettre aux Français du Président de la République, ni dans le principe du Grand Débat. Quel triste calcul politique au moment où le dialogue et la recherche de solutions sont pourtant si essentiels. Cherchent-ils à enfoncer le pays dans la crise ? Ne pourraient-ils pas, pour une fois, chercher la concorde nationale ?

 

Sur le terrain, la réalité est toute autre et de nombreux conseils municipaux se mobilisent via les cahiers de doléances ou la facilitation ou l’organisation de débats locaux. Nombre de citoyens ou d’acteurs veulent contribuer et échanger.

 

Je souhaite par ailleurs que les Gilets Jaunes pacifistes, et ceux qui les soutiennent, condamnent sans réserve la violence et notamment les récurrentes agressions de journalistes et préviennent de futurs incidents. On ne peut réclamer plus de démocratie tout en insultant ou frappant des journalistes, sans qui nulle démocratie n’est possible.

 

Pour ma part, je ferai tout pour que le Grand débat national soit une réussite et que des décisions historiques soient prises à la fin sur les thèmes si essentiels pour la reconstruction du pacte social de notre pays : plus de justice fiscale (et donc une contribution plus importante des citoyens les plus aisés et des grandes entreprises), investissements massifs dans la transition écologique et accompagnement des citoyens pour le pouvoir d’achat, renforcement de la démocratie représentative par de nouveaux outils de démocratie participative. Il faut une suite concrète et majeure à ce Grand Débat si nous souhaitons redonner confiance en l’action politique.

 

Enfin, que deux ministres coordonnent l’action du gouvernement autour du Grand Débat n’est pas en soi problématique, mais la neutralité et l’impartialité des débats doivent être impérativement garanties par des garants indépendants qu’il faut nommer sans tarder.