G7 : Quelques engagements écologiques bienvenus et des leçons à tirer

Certains engagements écologiques notables pris au G7 sont bienvenus, comme le doublement de la contribution de la France au Fond Vert, qui vient s’ajouter à celui de l’Allemagne et du Royaume-Unis, l’adoption de la Charte de Metz sur la biodiversité, ou encore l’élargissement à l’Inde voire même à la Chine de la coalition de pays visant une neutralité carbone en 2050. Le suivi régulier de ces engagements en lien avec les acteurs de la société civile, tel qu’annoncé par le Président de la République, est une bonne méthode qui nous permettra de veiller à ce qu’ils soient réellement respectés.

Le G7, notamment grâce au rôle diplomatique de la France, a su mobiliser des moyens indispensables face au désastre environnemental qui sévit en Amazonie. Néanmoins, les grandes puissances doivent tirer les leçons de cet épisode inédit et s’engager effectivement dans la lutte contre la déforestation, notamment celle qu’elles importent par le biais du commerce de produits agricoles et miniers en provenance des régions tropicales. Chaque société doit urgemment engager des changements structurels profonds, dans un esprit de coopération multilatéral tel que promu par la présidence française du G7, plutôt que de se limiter à des actions curatives et sporadiques sans impact systémique.

Enfin, les initiatives sectorielles annoncées dans le textile, la réfrigération et le transport maritime vont dans le bon sens, mais elles doivent impérativement être consolidées par un encadrement juridique efficace et accompagnées d’un suivi annuel transparent, en particulier concernant les impacts sur le climat, la biodiversité, les droits humains et la pollution locale.

Matthieu Orphelin
Député de Maine-et-Loire