EHPAD : travaillons ensemble pour étudier des pistes supplémentaires pour trouver des solutions pérennes aux souffrances des usagers et personnels !

A la veille de la manifestation nationale dans les Établissements d’Hébergements pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD), il est primordial de continuer à oeuvrer pour résoudre les problématiques majeures qui affectent ces derniers, liées pour partie au manque de moyens, qui entraînent des souffrances tant pour les salariés que pour les patients.

Le malaise dans les EHPAD est ancien et réel et a été analysé par la mission flash de la députée Monique IBORRA dès cet été 2017, qui a auditionné l’ensemble des acteurs qui y interviennent. Suite aux recommandations émises dans ce rapport, la Ministre de la Santé a annoncé plusieurs mesures immédiates : création de plus de 4 500 places en hébergement permanent ; attribution de 10 millions d’euros pour que soit étendu le dispositif expérimental des astreintes de nuit ; 72 millions d’euros pour le recrutement de personnels dans le cadre de la réforme tarifaire ; 28 millions par les ARS pour l’accompagnement des EHPAD en difficulté, et 50 millions d’euros supplémentaires annoncés vendredi dernier par le gouvernement, qui seront consacrés aux EHPAD en difficulté financière.

Au total, ce sont 160 millions d’euros supplémentaires dès 2018 destinés au soutien de ces établissements en vue de l’augmentation du taux d’encadrement, de la qualité des accompagnements, et de l’amélioration des conditions de travail des personnels. Il faudra aller plus loin les prochaines années.

Contacté par des directrices et directeurs d’EHPAD du territoire, je leur ai fait part de mon souhait d’un travail commun dès mi-février. Les moyens n’étant pas le seul enjeu, je leur ai proposé que nous étudions ensemble des pistes d’amendements sur des sujets tels que la simplification quant aux enquêtes, normes et protocoles : un des points d’amélioration qu’ils m’avaient eux-mêmes suggérés. Les syndicats seront également conviés à ces échanges.

Plus largement, le défi qui est devant nous est celui de l’adaptation de notre société à la prise en charge du « grand âge » et le souhait des personnes de vivre le plus longtemps possible à domicile. Il va donc nous falloir conduire une réflexion avec l’ensemble des acteurs concernés : professionnels des EHPAD, de villes, du maintien à domicile, mais aussi élus, usagers et représentants des familles.

C’est cette démarche globale que je souhaite initier : je proposerai dès mi-février une rencontre sur ce thème afin de travailler ensemble à des solutions pérennes.