Déjà 6 jours et 6 nuits de débats sur la loi agriculture et alimentation : de nouvelles avancées pour les agriculteurs et pour l’écologie … en attendant le débat sur le glyphosate

A quoi sert le débat parlementaire ? A enrichir les textes proposés par le gouvernement ! Ainsi, les 6 premiers jours et 6 premières nuits de débats ont permis de réelles avancées pour cette grande loi agriculture et alimentation, dont un bon nombre qui me tenaient à cœur.

 

 

  • D’abord pour assurer enfin, des prix justes à nos agriculteurs. C’est le 1er objectif de la loi. Nous avons porté et adopté des amendements pour que les indicateurs qui serviront à définir les prix soient établis en concertation dans les interprofessions, qu’ils ne soient ainsi pas imposés par une centrale d’achat ou un distributeur seul, et que ces indicateurs intègrent la prise en compte de l’origine et des évolutions de prix à la hausse. Nous avons aussi fait évoluer le texte pour inclure dans l’encadrement des promotions les marques de distributeurs, ou encore pour que la sanction soit forte et immédiate pour les groupes agroalimentaires qui refusent de publier leurs comptes.
  • Nous avons également porté et voté des avancées nouvelles sur l’alimentation durable et saine, le second objectif de la loi. Contrairement aux idées reçues de certains, ces avancées seront aussi favorables à nos agriculteurs, nos territoires et la santé économique de notre pays : nouveaux marchés de qualité dans la restauration collective, étiquetage des produits, notamment sur l’origine et le mode de production des viandes (qui protégera enfin nos agriculteurs de la concurrence déloyale), fin de l’eau en bouteilles plastiques dans les cantines scolaires, généralisation du doggy bag au restaurant, lutte contre la déforestation importée, fin des poules en cage pour tout nouveau bâtiment ou producteur.
  • Ces avancées s’ajoutent à celles obtenues en commission : 20 % bio et 50 % d’autres labels de qualité dans les cantines scolaires d’ici 2022, fin des mentions trompeuses sur le miel, meilleur encadrement des pesticides tueurs d’abeilles, plan de diversification des protéines…

Viendra dans les prochaines heures la question du glyphosate. J’ai bien conscience que certains voudraient en faire un sujet de polémique. Je pense au contraire qu’il faut l’aborder avec autant de sérénité que le reste de la loi. Le gouvernement et la majorité sont unis pour concrétiser l’engagement fort pris par le Président de la République : en sortir en trois ans, en ne laissant aucun agriculteur sans solution et en prévoyant donc des exceptions dès que c’est nécessaire. Les différences d’appréciation portent sur les moyens à mettre en œuvre pour y arriver. Peut-il être utile d’inscrire l’objectif dans la loi afin d’accompagner la mobilisation de l’ensemble des acteurs ? Avec la cinquantaine de collègues cosignataires, nous pensons que oui. D’autres collègues, tout aussi désireux de faire disparaitre le glyphosate de nos campagnes d’ici trois ans, pensent qu’il y d’autres moyens. Mais, place au débat et aux propositions des uns et des autres pour y arriver. Et que vive le débat parlementaire, si utile dans notre démocratie !