Biodiversité : l’heure est à l’action, pas aux déclarations !

L’effondrement de la biodiversité est un défi immense qui appelle des politiques radicales et urgentes.

Alors que le G7 environnement met, une fois n’est pas coutume, la biodiversité en haut de l’agenda politique, le résumé pour décideurs du rapport de l’IPBES révélé ce lundi montre que le défi biodiversité est immense et mérite d’être traité au même niveau que le climat.

Ce rapport nous rappelle que les services rendus par la nature sont essentiels et parfois irremplaçables. Et pourtant… les chiffres donnent le vertige : perte de biodiversité au moins des dizaines à des centaines de fois plus rapide qu’au cours des 10 derniers millions d’années, 1 million d’espèces menacées d’extinction, risques potentiels immenses pour les cultures en cas de pertes de pollinisateurs (jusqu’à 577 milliards de dollars par an). L’insuffisance des actions actuelles est fortement soulignée ; seul un changement important de politique peut permettre de changer la donne.

Un autre rapport, présenté ce jour par l’OCDE, montre que les coûts de l’inaction face à la perte de biodiversité sont déjà immenses (10 à 31 milliards de dollars par an rien que pour le changement d’usage et la dégradation des sols) et conclut qu’il est urgent de mettre en place des actions radicales. Ce qui se joue, c’est aussi la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et un développement plus équitable.

Pour notre pays, les actions sont connues et doivent être urgemment renforcées : agriculture plus durable et sans pesticides, lutte (réelle) contre l’artificialisation des sols sur notre territoire, lutte contre la déforestation importée, préservation des océans et lutte contre la surpêche. Le plan biodiversité doit être mis en œuvre et complété sur certains axes, en particulier l’artificialisation des sols.

Matthieu Orphelin
Député de Maine-et-Loire