Alternatives aux pesticides néonicotinoïdes : l’Anses sortira ses premières conclusions dès septembre 2017

La loi « Pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » du 8 août 2016 prévoit, dans son article 125, l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes (« tueurs d’abeilles ») à compter du 1er septembre 2018. La loi prévoit également que des dérogations pourront être accordées jusqu’au 1er juillet 2020 sur la base d’un bilan établi par l’Anses qui compare les bénéfices et les risques liés aux usages de ces produits avec ceux de produits de substitution ou de méthodes alternatives (alternatives chimiques et non chimiques). La loi stipule que ce bilan porte sur les impacts sur l’environnement, notamment sur les pollinisateurs, sur la santé publique et sur l’activité agricole.

Lors de leur audition par la commission développement durable et aménagement du territoire ce mercredi 26 juillet 2017, J’ai interrogé Roger Genet, directeur général de l’ANSES et Françoise Weber, directrice générale adjointe, sur l’avancée de ces travaux d’évaluation.

La méthodologie a été publiée par l’ANSES en mars 2017 ; les travaux actuels portent sur l’application de cette méthodologie sur les différents néonicotinoïdes et leurs usages.

L’ANSES a confirmé que les délais seront tenus : les résultats seront publiés dès septembre 2017 pour les cultures de céréales et pour les vignes, et dans les toutes premières semaines pour les autres cultures. J’ai insisté sur l’importance que ces délais soient tenus, pour les que les éventuels arrêtés de dérogations -s’il devait en avoir- puissent être pris dans les délais conformes à la loi.

J’ai également interrogé l’ANSES sur l’autre saisine importante en cours sur les néonicotinoïdes qui concerne l’impact de ces pesticides sur la santé humaine. L’ANSES m’a confirmé que les résultats seront disponibles dès l’automne 2017. Cette expertise combinera synthèse d’éléments existants et nouvelles connaissances (par exemple sur l’exposition domestique aux néonicotinoïdes).