80 km/h : une mesure nécessaire et utile pour sauver des vies

Le 1er juillet prochain entrera en vigueur la mesure d’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur le réseau bidirectionnel sans séparateur central. Je soutiens pleinement cette décision courageuse du gouvernement, car l’enjeu au cœur de la mise en œuvre de cette réforme – difficile, mais nécessaire – est de sauver des vies.

Toutes les grandes avancées en termes de sécurité routière (port obligatoire de la ceinture, du casque à moto, 110 km/h sur les voies rapides, baisse du taux d’alcool autorisé…) ont été impopulaires au départ et pourtant aujourd’hui, plus personne ne penserait à les remettre en cause !

En outre, il faut dépassionner le débat : passer de 90 à 80km/h n’augmente que de 1 mn 30 le temps de trajet sur 20km. Cela permet en revanche d’économiser près de 120 €/an, et environ 12 % d’émissions de CO2 en moins.

Nous entendons les doutes de bon nombre de citoyens, et demeurons à l’écoute de ces interrogations, mais nous ne pouvons plus accepter que 3 500 personnes soient tuées sur les routes chaque année. Et c’est précisément parce qu’il s’agit de vies humaines, de familles entières dévastées par la mortalité routière, que je dénonce le cynisme de certains élus locaux ou nationaux qui instrumentalisent aujourd’hui ce sujet en tentant d’empêcher la mise en oeuvre de la mesure.

Nous ferons, dans deux ans, l’évaluation de cette mesure et reviendrons dessus si les résultats n’étaient pas au rendez-vous. Et dans l’attente de la confirmation de son efficacité, je demeure déterminé à œuvrer pour la sécurité des Français.